Depuis l’arrivée de Renaud Capuçon à la direction artistique de l’Académie, sont invités chaque mois  pour donner des masterclasses les plus grands musiciens  du monde. Ainsi les étudiants de la Menuhin Academy bénéficient, en plus de leurs cours quotidiens avec leurs professeurs, de l’enseignement des artistes ci-dessous pour l’année académique 2019-20.

Emmanuel Hondré

Comment faire ses premiers pas dans la carrière de musicien classique? Comment créer son projet musical? Comment effectuer les démarches pour trouver des concerts ? Comment rédiger sa biographie?  (100 Conseils à un jeune musicien. Emmanuel Hondré. La Lettre du Musicien Editions.2019)
 
Directeur du Département concerts et spectacles de la Philharmonie de Paris-Cité de la Musique. Flûtiste de formation, docteur en musicologie et ancien élève du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. 
Il est souvent sollicité pour conseiller les jeunes artistes et les aider à trouver leur place dans la vie musicale internationale. 

Gabor Takacs

photo comune di palermo
Violoniste et chef d’orchestre hongrois. Directeur musical de la formation du Verbier Festival Chamber Orchestra depuis 2007, Directeur Artistique de l’Orchestre symphonique MAV Budapest, Directeur Artistique de la Manchester Camerata, Chef invité principal du Budapest Festival Orchestra, Directeur Artistique du Irish Chamber Orchestra, Membre honoraire du Royal Academy of Music de Londres, Professeur à la Haute Ecole de Musique de Genève, Directeur du Bellerive Festival. 
 
« Il faut sentir et interpréter les phrases qui nous sont données, et imaginer l’arc-en-ciel au-dessus d’elles. Garder l’esprit d’improvisation, l’hypersensibilité et la flexibilité de jeu est pour moi essentiel »..

Liviu Prunaru

photo Ziarul Metroplois
 
Violoniste roumain, élève de Yehudi Menuhin et Alberto Lyzy. Premier violon et Konzertmeister du Concertgebouw il a aussi été le Directeur Artistique de la Menuhin Academy (2010-12). En 1993 il a gagné le Prix International Eugène Ysaÿe, le second Prix du Queen Elizabeth International Music Competition. Il se produit régulièrement comme soliste avec le Royal Philharmonic Orchestra et le London Symphony Orchestra, et donne des concerts dans le monde entier. Il joue sur le violon « Paschoud » (1694)

Renaud Capuçon

Violoniste français. Directeur Artistique de la Menuhin Academy depuis juillet 2019. Fondateur du Festival Les Rencontres artistiques de Bel-Air près de Chambéry sa ville natale, créateur du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence dont il est le Directeur Artistique. Il joue sur le violon « Panette » de 1737 ayant appartenu à Isaac Stern. 

Vladimir Mendelssohn

photo comune.ap.it

Altiste et compositeur roumain. Professeur de musique de chambre au Conservatoire National Supérieur de Paris, professeur au Conservatoire Royal de Den Haag et à la Folkwang Hochschule d’Essen. Il enseigne aussi à Bologne et donne des masterclasses dans le monde entier. On lui doit aussi plusieurs compositions pour musique de chambre ou orchestre symphonique ainsi que des musiques de scène. Depuis 2005 il est le Directeur Artistique du Festival International de Musique de Chambre de Kuhmo en Finlande.

Pinchas Zuckerman

photo Cheryl Mazak

Violoniste, altiste et chef d’orchestre israélien. Etudes au conservatoire de Tel-Aviv où il est remarqué par Isaac Stern et Pablo Casals. Avec leur soutien part se perfectionner aux USA à la Juilliard School. En 1967, il a 19 ans,  son premier prix au 25ème Concours Leventritt lance sa carrière de soliste et de chambriste et joue avec Daniel Barenboim, Vladimir Ashkenazy…Il mène en parallèle une activité de chef d’orchestre. Enseigne à la Manhattan School of Music. Crée en 2003 so propre ensemble de chambre les Zukerman Chamber Player. (Il est marié à Amanda Forsyth, premier violoncelle)

Alois Posch

photo theater.wien.at

Contrebassiste autrichien. Principal contrebassiste de l’Orchestre Philharmonic de Vienne, Professeur invité pendant 5 ans du Salzbourg Mozarteum puis professeur de contrebasse à l’Université de Musique de Vienne. Depuis 2003 il est le principal contrebassiste du Lucerne Festival Orchestra. Il joue sur une contrebasse faite par Johann Joseph Stadlmann en 1779 avec laquelle il se produit sur les scènes du monde entier.

Gérard Caussé

photo hoy.es
 
Altiste français. Chef et Directeur musical de l’Orchestre de Chambre de Toulouse, de la Camerata de la Fondation Caja Duero der Salamanque, Professeur d’alto au Conservatoire de Paris et à l’Ecole Reine-Sophie de Madrid.  Il est nommé alto solo par Pierre Boulez dès la fondation de l’Ensemble Intercontemporain. Son activité pédagogique est reconnue dans le monde entier. Il joue sur un alto Gasparo de Saló de 1560. 

Eli Karanfilova

photo ocl.ch

Altiste bulgare installée en Suisse pour étudier à La Menuhin Academy et suivre l’enseignement d’Alberto Lyzy, Eli Karanfilova a fait partie de la Camerata Lyzy avec laquelle elle a participé à des tournées internationales. En 2003 elle est invitée à jouer en tant qu’altiste au World Orchestra for Peace à Moscou et St-Petersbourg sous la baguette de Valery Gergiev et intègre la même année l’Orchestre de Chambre de Lausanne comme premier alto solo et entraîne aussi régulièrement les élèves du Conservatoire à travers des sessions dédiées aux répertoires d’orchestre.

Stephan Koncz

Violoncelliste né à Vienne. Elève de Robert Nagy au Conservatoire de Vienne. Etudie la composition et la direction d’orchestre à l’Université de Vienne. Masterclass avec Daniel Barenboim, Steven Isserlis, Heinrich Schiff, Olaf Maninger et Tamás Varga. Boursier de l’Académie de l’Orchestre Philharmonique de Berlin. Vainqueur de plusieurs concours internationaux. Son poste de premier violoncelle au Verbier Festival Chamber orchestra est le résultat d’une intense collaboration avec maxim Vengerov. Après avoir été membre de l’Orchestre de la Staatsoper de Vienne pendant 2 ans, il a rejoint la section des violoncelles de l’Orchestre Philharmonique de Berlin en 2010.

Philippe Muller

photo festival orangerie.fr
Violoncelliste français. Fonde en 1970 un trio avec Jean-Jacques Kantorow et Jacques Rouvier. Succède à son maître André Navarra en 1979 au Conservatoire de paris et donne des masterclasses dans le monde entier. 

Gilles Apap

photo. Lia Jacobi
Violoniste français connu pour son rejet des « institutions classiques et leurs mentalités conservatrices ». A suivi les cours de Gustave Gaglio au Conservatoire de Nice, puis de Véra Reynolds au Conservatoire de Lyon où il achève sa formation, puis il se rend aux USA pour suivre sa formation au Curtis Institute. Crée le groupe « The Transylvanian Mountain Boys » qui produit 3 disques. En 1985 il remporte le premier prix du Concours Yehudi Menuhin avec lequel il crée une relation d’amitié et de travail pendant plusieurs années.  Nommé « Le violoniste du XXIe siècle » par  Yehudi Menuhin.
« For me, you are the example of a musician of the 21st century. You represent the direction in which music should evolve: on the ne hand, the patrimonial respect of the precious classical work…on the other hand, the discovery of contemporary (popular) music and its creative element, not only in the improvisation, but also in the interpretation » Yehudi Menuhin. Ensemble ils travaillent sur un film produit par Arte, « In Memoriam Sir Yehudi Menuhin » mais Yehudi Menuhin décède avant le début du tournage et c’est Gilles Apap qui termine le film régulièrement diffusé sur les chaînes de télévision . 
Jusqu’en 2003 il est Premier Violon dans l’Orchestre Philharmonique de Santa Barbara. Outre ses interprétations classiques Gilles Apap a un goût prononcé pour le folk, le jazz, le blues, le fiddle irlandais et la musique tsigane. En 2002 il crée un ensemble de musique de chambre « Colors of Invention ». Directeur Artistique 2017-18 du Nordic Chamber Orchestra. 

Alban Gerhardt

Ayant débuté sa carrière avec le Berliner Philharmoniker et Semyon Bychkov en 1991, Alban Gerhardt est depuis reconnu comme l’un des violoncellistes les plus polyvalents, très apprécié pour ses interprétations, du solo de Bach aux collaborations avec plusieurs compositeurs contemporains, en passant par le canon classique et romantique.

Depuis près de trente ans, Alban Gerhardt a marqué le public international par sa musicalité intense, sa fascinante présence scénique et son insatiable curiosité artistique. Son don pour jeter un éclairage nouveau sur des partitions familières, ainsi que son appétit pour l’exploration de nouveaux répertoires des siècles passés et présents, le distinguent véritablement de ses pairs.

Gerhardt a récemment créé un nouveau concerto pour violoncelle de Julian Anderson avec l’Orchestre national du France, après le succès de ses interprétations du concerto de Brett Dean créé avec l’Orchestre symphonique de Sydney et le Berliner Philharmoniker et joué avec l’Orchestre du Minnesota, l’Orchestre philharmonique de New York et l’Orchestre symphonique de la radio suédoise la saison dernière. La saison prochaine, Alban Gerhardt donnera d’autres représentations du concerto avec l’Orchestre symphonique de Baltimore/Alsop, l’Orchestre symphonique de la radio finlandaise/Oramo et l’Orchestre philharmonique de Londres/Gardner. Parmi ses autres engagements symphoniques en Europe, on peut citer des concerts avec l’Orchestre de chambre suédois, l’Orchestre de chambre écossais, l’Orchestre Chambre de Lausanne et le Deutsches Sinfonie Orchester Berlin.

Gerhardt a remporté plusieurs prix, et son enregistrement du Concerto pour violoncelle d’Unsuk Chin, publié par Deutsche Grammophon, a remporté le prix du magazine musical de la BBC et a été présélectionné pour un prix Gramophone en 2015. Gerhardt a beaucoup enregistré pour Hyperion ; son enregistrement de l’intégrale des suites de Bach est sorti en 2019 et a fait partie du top 100 des CD de l’année du Sunday Times (tous genres confondus).

C’est un chambriste passionné ; il se produit régulièrement avec Steven Osborne et Cecile Licad. Plus récemment, il a collaboré à un nouveau projet artistique « Love in Fragments » avec la violoniste Gergana Gergova, le chorégraphe Sommer Ulrickson et le sculpteur Alexander Polzin. Union poétique de la musique, du mouvement, de la sculpture et de la parole, le projet a été présenté avec succès à la 92e rue Y à New York.

Gerhardt est passionné par le partage de ses découvertes avec un public qui va bien au-delà de la traditionnelle salle de concert : les projets de sensibilisation entrepris en Europe et aux États-Unis ont donné lieu à des spectacles et des ateliers, non seulement dans les écoles et les hôpitaux, mais aussi à des séances pionnières dans les espaces publics et les établissements pour jeunes délinquants.

Alban Gerhardt joue un violoncelle de Matteo Gofriller datant de 1710.

Clemens Hagen

Issu d’une famille de musiciens salzbourgeois, Clemens Hagen reçoit sa première leçon de violoncelle à l’âge de six ans. Deux ans plus tard, il intègre le Mozarteum de Salzbourg, avant de poursuivre ses études à Bâle, bénéficiant de l’enseignement de Wilfried Tachezi et de Heinrich Schiff. Lauréat de nombreuses récompenses, il se voit décerner le Prix de l’Orchestre philharmonique de Vienne en 1983, ainsi que le Prix Karl Böhm. Il s’est produit avec les meilleurs orchestres de la planète (Philharmoniques de Berlin et de Vienne, Concertgebouw d’Amsterdam, Camerata Salzburg, Deutsche Kammerphilharmonie, Orchestre de chambre d’Europe, Orchestres symphoniques de la SWR, de Cleveland et de la NHK), sous la direction de chefs tels que Nikolaus Harnoncourt, Claudio Abbado, Franz Welser-Möst, Ingo Metzmacher, Sándor Végh, Daniel Harding, Zoltán Kocsis et Sylvain Cambreling.

Dominant une impressionnante discographie, il a enregistré le Double Concerto de Brahms avec Gidon Kremer et le Concertgebouw d’Amsterdam dirigé par Nikolaus Harnoncourt, et le Triple Concerto de Beethoven aux côtés de Thomas Zehetmair, Pierre-Laurent Aimard et de l’Orchestre de chambre d’Europe dirigé par le même Harnoncourt. Il a également gravé l’intégrale de l’œuvre pour violoncelle et piano de Beethoven et Schumann avec Paul Gulda et Stefan Vladar. Son dernier album est dédié au Premier concerto de Haydn.

Complément essentiel à sa carrière de soliste, il pratique la musique de chambre au sein du Quatuor Hagen, qui se produit de par le monde depuis plus de trente-cinq ans et a enregistré plus de quarante-cinq disques pour la Deutsche Grammophon. Ses autres partenaires ont pour noms Gidon Kremer, Renaud Capuçon, Leonidas Kavakos, Maxim Vengerov, Christian Tetzlaff, Yuja Wang, Evgeny Kissin, Mitsuko Ushida, Martha Argerich, Hélène Grimaud, Kirill Gerstein, Leif Ove Andsnes et Sabine Meyer. En 2003, à la demande de Claudio Abbado, Clemens Hagen intègre les rangs de l’orchestre nouvellement fondé du Festival de Lucerne, dont il fait toujours partie. Il est membre également, depuis la saison 2018/19, du Wiener Klaviertrio.

Il enseigne le violoncelle au Mozarteum de Salzbourg depuis 1988 (en qualité de professeur depuis 2003) et joue un instrument construit par Antonio Stradivari en 1698.

Béatrice Muthelet

«Une musicienne exceptionnelle, alliant grâce et finesse, toujours à l’écoute de ce qui l’entoure, un trésor pour chaque ensemble auquel elle se joint». Simon Rattle

L’altiste franco-allemande Beatrice Muthelet passe son enfance à Düsseldorf, où elle commence le violon à l’âge de sept ans. En 1987, sa famille s’installe en Israël, où elle intègre la classe de violon de Haim Taub. Elle participe tout au long de sa jeunesse aux masterclasses d’Isaac Stern, Shlomo Mintz et Yitzach Perlman, qui auront une grande influence sur son évolution musicale.

À l’âge de dix-neuf ans, elle décide de se consacrer à l’alto, Pinchas Zukermann l’invite à rejoindre sa classe de violon de la Manhattan School of Music, dont elle est alors la seule élève altiste.

À vingt-deux ans, elle entre à la Karajan Akademie, puis intègre l’Orchestre Philharmonique de Berlin. Avec d’autres membres du Philharmonique, elle fonde le Breuninger Quartett, avec lequel elle se produit de 1995 à 2000, avant d’être nommée alto solo du Mahler Chamber Orchestra.

Elle est également membre fondateur de l’Orchestre du Festival de Lucerne créé par Claudio Abbado et est régulièrement invitée en tant qu’alto solo par l’orchestre de la Scala de Milan, l’orchestre philharmonique de Munich, de Bamberg, le Gewandhaus de Leipzig , l’orchestre de la radio de Francfort et de nombreux autres.

C’est également à Berlin qu’elle rencontre Renaud Capuçon et qu’ils décident en 2002 de former un quatuor à cordes, avec Gautier Capuçon au violoncelle et Aki Saulière au second violon. Le Quatuor Capuçon est invité dans les salles de concert les plus prestigieuses d’Europe , joue avec les pianistes Hélène Grimaud ou Nicholas Angelich, des membres des quatuors Hagen et Alban Berg, ils enregistrent chez Erato et Virgin Classics .

La musique de chambre étant sa passion, Béatrice Muthelet joue également avec Martha Argerich, Steven Isserlis, Christian Tetzlaff, Isabelle Faust ou Maxim Vengerov. Elle se produit dans le monde entier, dans de nombreux festivals, tels que Verbier, Schubertiade, Wiener Festspiele, Salzburg, Edinburgh, Heimbach, Aix-en-Provence, etc.

Elle enseigne également dans diverses facultés , notamment des stages dans l’Orchesterzentrum à Dortmund, l’académie d’été à Bolzano et depuis 2015 elle enseigne à l’académie du Festival de Verbier et encadre les jeunes musiciens du Verbier Junior Orchestra.

Elle participe dans des projets humanitaires tels que la fondation Musethica, qui allie des masterclasses pour jeunes élèves à des concerts dans des hospices et prisons , et en 2018 s’est produite en quatuor dans des camps de réfugiés syriens en Jordanie, sous les auspices de l’UNHCR. C’est dans cette collaboration qu’elle retournera sur le terrain , cette fois ci en Ouganda , en hiver 2019.

Béatrice est une des premières musiciennes du Mahler Chamber Orchestra à se produire en soliste avec son orchestre , notamment avec Alexandra Conunova à Vérone et Renaud Capuçon dans la Sinfonie Concertante de Mozart au festival de Locarno en 2018.

Philippe Müller

Son premier contact avec le violoncelle s’est fait sous la houlette de Dominique Prete, professeur à l’École Nationale de musique et soliste de l’orchestre philharmonique de sa ville natale.

Ses parents, quoique passionnés de musique, ne songent pas au départ à en faire un musicien professionnel, mais ils ne s’opposeront pas à son désir de se présenter au Conservatoire de Paris.
Avec André Navarra, son mentor, Philippe Muller mesure l’importance d’un travail méthodique et bien organisé. Les années qu’il passe dans sa classe préparent le socle de son propre enseignement. Guy Fallot et Paul Tortelier complèteront sa formation.

Philippe Muller a consacré une part importante de sa carrière à la musique de chambre. Longtemps violoncelle solo de l’Orchestre de chambre de Versailles, il fonde en 1970 un trio avec Jean-Jacques Kantorow et Jacques Rouvier qui acquiert rapidement une grande notoriété nationale et internationale. En 1976, il intègre l’Ensemble Intercontemporain au sein duquel il se familiarise avec la musique de son temps. Il y restera sept ans.

En 1979, il succède à son maître André Navarra comme professeur au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris. Figure de proue de l’école française du violoncelle, il se passionne pour l’enseignement et forme durant trente cinq ans un grand nombre d’élèves dont plusieurs deviennent des solistes réputés.

Outre ses fonctions d’enseignant, il est également fréquemment invité à siéger au jury des plus prestigieux concours internationaux de violoncelle (Concours de violoncelle Rostropovitch, Concours international de violoncelle Paulo, Grand Prix Emanuel Feuermann, Concours international de violoncelle Pablo Casals, Concours Isang Yun, Concours international George Enescu, Concours international de musique de Pékin). Soucieux de maintenir un équilibre entre les cours et les concerts, il se produit en soliste aussi souvent que possible et collabore avec de nombreuses formations. Les grandes villes européennes, américaines et asiatiques l’accueillent régulièrement.

Sa discographie abondante, commencée dans les années soixante-dix, reflète ses goûts éclectiques et son amour de la musique de chambre.

Steven Isserlis

Steven Isserlis joue régulièrement avec les orchestres les plus prestigieux, notamment le Philharmonia Orchestra, le Berliner Philharmoniker, le New York Philharmonic, et le Boston Symphony Orchestra. Il collabore également avec des chefs d’orchestre tels que Vladimir Ashkenazy, Daniel Harding, Sakari Oramo, Sir Colin Davis, Ton Koopman et Christoph Eschenbach.

Ses récitals et concerts de musique de chambre sont réputés non seulement pour la qualité de la performance qu’ils offrent, mais aussi pour l’originalité et l’innovation de leurs programmes. Passionné par l’éducation musicale, il est le directeur artistique du Séminaire international de musiciens Prussia Cove et il est fréquemment invité par les plus grandes institutions.

Il est l’auteur d’une série de livres pour enfants sur la vie des grands compositeurs, et il donne régulièrement des concerts destinés au jeune public. Son dernier enregistrement des Suites pour violoncelle de Bach a été récompensé en 2007 par le Classic FM Gramophone. Hyperion sort en 2009 un CD des œuvres de Schumann enregistrées avec le pianiste Denes Varjon. Il est membre à titre honorifique de la Royal Academy of Music in London. Il reçoit en 1998 le prix CBE, et en 2000, le prix Schumann de Zwickau, la ville natale de Schumann.

Jean-Jacques Kantorow

Il commence ses études au conservatoire de Nice et les poursuit à Paris où il remporte le premier prix de violon et de musique de chambre au conservatoire de Paris en 1960 et 1963. Il remporte en 1962 la médaille d’or au concours Carl Flesh. Il est lauréat en 1964 du Concours international de violon Niccolò Paganini à Gênes, remporte le Concours international de Genève en 1965, et en 1970 le Concours international de violon Jean Sibelius.

Dès lors, il entame dans les années 1970 une carrière internationale, faisant des tournées jusqu’au Japon. Il décide de changer de vie et s’installe en France où il aura également de nombreux élèves. Durant quelques années, il est violon solo de l’Orchestre de Paris et de l’Orchestre de chambre néerlandais. Il fonde avec l’altiste Vladimir Mendelssohn et le violoncelliste Herre-Jan Stegenga le Trio Ludwig, puis avec Mari Fujiwara le Mozart String Trio. En 1981 il devient directeur musical de l’Orchestre d’Auvergne puis occupe la même fonction à la tête de l’Orchestre de chambre de Paris.

En décembre 2011, Jean-Jacques Kantorow est nommé chef d’orchestre de l’Orchestre symphonique d’Orléans à la suite de la disparition de Jean-Marc Cochereau.

Il a enregistré les principales œuvres du répertoire avec, notamment, le chef d’orchestre Emmanuel Krivine.